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En 2026, un ingénieur photovoltaïque freelance facture entre 380 et 780 € HT par jour en France. Un profil junior en études électriques démarre autour de 400-480 €, un confirmé se situe entre 480 et 620 €, et les spécialistes du raccordement HTA/HTB ou de la mise en service de centrales avec stockage dépassent régulièrement 700 €. Ce sont les compétences électriques, et non la seule connaissance du solaire, qui font le tarif.
Le tableau ci-dessous donne les fourchettes de taux journalier moyen (TJM) constatées pour les principaux profils d'ingénierie mobilisés sur les projets photovoltaïques : toitures et ombrières de grande puissance, centrales au sol, agrivoltaïsme et centrales couplées à du stockage. Les montants s'entendent hors taxes, hors frais de grand déplacement et hors astreintes.
| Profil | Junior (0-3 ans) | Confirmé (3-8 ans) | Senior (8 ans et +) |
| Projeteur photovoltaïque (implantation, calepinage, plans d'exécution) | 320 – 400 € | 400 – 480 € | 480 – 550 € |
| Ingénieur productible et pré-développement (PVsyst, études de gisement) | 380 – 450 € | 450 – 550 € | 550 – 620 € |
| Ingénieur études électriques BT/HTA (dimensionnement, sélectivité, postes de livraison) | 400 – 480 € | 480 – 600 € | 600 – 700 € |
| Ingénieur raccordement HTA/HTB (études de réseau, dossiers gestionnaire) | 430 – 520 € | 520 – 650 € | 650 – 780 € |
| Ingénieur mise en service PV et stockage (BESS) | 420 – 500 € | 500 – 620 € | 620 – 750 € |
| Chef de projet construction / package manager électricité | — | 520 – 650 € | 650 – 780 € |
Ces niveaux placent l'ingénierie photovoltaïque dans la moyenne haute des métiers CFO-CFA, légèrement en dessous de l'ingénierie HTB pure, dont la grille complète est détaillée dans notre article sur le TJM des ingénieurs HTB freelances. Pour comparer avec l'ensemble des métiers électricité et génie climatique, les fourchettes de référence sont regroupées dans notre baromètre TJM freelance BTP et énergie.
Les fourchettes publiées ici sont des TJM facturés au client final, hors taxes, sur des missions d'ingénierie photovoltaïque en France métropolitaine entre janvier et septembre 2026. Elles s'appuient sur les missions électricité et énergie suivies par Make Your Job (bureaux d'études, ingénieries, EPCistes, développeurs et producteurs d'énergie) et sur les tarifs demandés par les ingénieurs indépendants du vivier, puis recoupées avec les grilles CFO-CFA et HTB déjà publiées sur le site. Les missions de moins de cinq jours, les interventions d'urgence et les missions à l'étranger sont exclues. Les montants sont arrondis à la dizaine d'euros : ils indiquent un niveau de marché, pas un tarif garanti.
Sur un même niveau d'expérience, l'écart peut atteindre 30 % entre deux missions. Quatre facteurs expliquent l'essentiel de cette dispersion.
| Facteur | Effet constaté sur le TJM | Exemple |
| Niveau de tension | +10 à +20 % dès que le projet impose un poste HTA complexe ou un raccordement HTB | Centrale au sol de plusieurs dizaines de MWc raccordée en 63 kV |
| Stockage associé | +5 à +15 % pour l'expérience BESS (conversion, protections, contrôle-commande) | Centrale hybride PV + batteries |
| Phase du projet | Mise en service et essais au-dessus des études d'exécution | Essais de réception, mise sous tension, levée de réserves |
| Segment de marché | Toiture et ombrière en bas de fourchette, sol et autoconsommation industrielle en haut | Ombrière de parking contre centrale alimentant un site électro-intensif |
Un projet en toiture raccordé en basse tension se conçoit avec des outils standardisés et un vivier large de projeteurs. À l'inverse, une centrale au sol de grande puissance impose un poste de livraison HTA, parfois un poste source dédié, des études de réseau et un dialogue technique avec le gestionnaire. Ce sont exactement les compétences recherchées par les datacenters et les industriels électro-intensifs, qui puisent dans le même vivier d'ingénieurs électriciens. Cette concurrence entre secteurs tire les tarifs vers le haut.
La multiplication des heures à prix négatifs a changé l'économie des centrales solaires : un nombre croissant de projets intègre désormais des batteries pour décaler la production. Les ingénieurs capables de dimensionner la conversion, de régler les protections et d'intégrer le contrôle-commande d'un système de stockage sont encore rares. C'est sur ce profil que nous constatons la plus forte hausse de TJM sur douze mois.
Les toitures et ombrières (dont le développement est soutenu par les obligations de solarisation des parkings et des bâtiments tertiaires introduites par la loi d'accélération des énergies renouvelables) génèrent beaucoup de missions, mais à des tarifs plus serrés. Les centrales au sol, l'agrivoltaïsme et l'autoconsommation de grands sites industriels ou de campus de datacenters, qui combinent HTA, stockage et contrats de fourniture d'électricité, concentrent les TJM les plus élevés.
Le marché a basculé d'une logique de volume à une logique de qualité électrique. Le parc photovoltaïque français a dépassé les 20 GW et les gestionnaires de réseau doivent absorber une file d'attente de raccordement très chargée : les dossiers mal préparés coûtent des mois. Les maîtres d'ouvrage paient donc davantage les profils qui sécurisent le raccordement et la mise en service, et moins les profils limités à l'implantation des modules. Dans le même temps, la baisse du prix des modules a déplacé la valeur vers le génie électrique, le stockage et le pilotage, ce qui rapproche l'ingénieur photovoltaïque de l'ingénieur CFO classique.
Le TJM d'un ingénieur photovoltaïque freelance se situe entre 380 et 780 € HT par jour en 2026. Un profil confirmé en études électriques facture en général 480 à 600 €. Les spécialistes du raccordement HTA/HTB et de la mise en service avec stockage atteignent le haut de la fourchette.
Sur une base de 18 jours facturés par mois, un TJM de 550 € représente environ 9 900 € HT de chiffre d'affaires mensuel. Le revenu net dépend ensuite du statut (société, portage, micro-entreprise), des charges et des périodes d'intercontrat.
Le technicien installe, raccorde et maintient les équipements sur site. L'ingénieur conçoit l'installation, dimensionne la partie électrique, prépare le raccordement au réseau et pilote la mise en service. Les deux métiers relèvent de grilles de rémunération différentes.
PVsyst reste la référence pour les études de productible, complété par des outils d'implantation comme PVcase ou AutoCAD. Pour la partie électrique, Caneco BT et HT, SEE Electrical ou EPLAN sont les plus demandés, ainsi que des outils d'études de réseau pour les projets raccordés en HTA ou HTB.
Oui, mais la demande s'est déplacée. Les missions d'implantation simple sont moins nombreuses et moins bien payées, tandis que les besoins en raccordement, en stockage et en mise en service progressent. Les profils électriques polyvalents, capables de passer d'une centrale solaire à un datacenter, sont les plus sollicités.
Ce n'est pas obligatoire pour les projets en toiture raccordés en basse tension. En revanche, dès qu'on vise les centrales au sol ou l'autoconsommation industrielle, l'expérience des postes de livraison HTA et des normes NF C 13-100 et 13-200 devient un prérequis et conditionne l'accès au haut de grille.
Vous êtes ingénieur photovoltaïque, électricien HTA ou CFO-CFA et vous voulez savoir ce que vaut votre profil sur les projets énergie et datacenter ? Rejoignez le vivier Make Your Job pour recevoir des missions alignées sur votre spécialité et votre TJM.